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Programmes électoraux : Al Adl provoque les partis


Al Adl Wal Ihssane revient à la surenchère en s'attaquant aux programmes électoraux des partis politiques. Ces derniers sont accusés de faire dans les généralités sans obligation de rendre compte aux électeurs.

Al Adl Wal Ihssane revient à la surenchère à l'occasion des prochaines élections législatives. Au moment où plusieurs partis politiques, ceux de la Koutla notamment, ont commencé à dévoiler l'ossature de leurs programmes électoraux (sur le volet économique notamment), la Jamaâ a choisi de se livrer à une attaque frontale mettant le tout en cause et n'épargnant personne. Dans une tribune publiée par la Jamaâ et intitulée "La mascarade des programmes électoraux", Omar Iharchane, l'un des jeunes membres du Cercle politique d'Al Adl, tire à boulets rouges sur les partis politiques qu'il accuse d'être sans la moindre influence sur l'avenir des Marocains. Mais aussi d'avoir délaissé les "réformes prioritaires" revendiquées dans le temps. Il fait directement allusion à la Koutla qui aurait laissé tomber le volet politique de ces réformes (rôle du Parlement, du gouvernement et réformes constitutionnelles) pour se consacrer à une autre transition plutôt d'ordre social et économique, mais sans les moyens d'en décider quoi que ce soit.

Omar Iharchane s'attaque surtout aux chiffres avancés par le Parti de l'Istiqlal et l'USFP en matière de création d'emplois. "Le Parti de l'Istiqlal promet la création de 1,3 million d'emplois alors que son secrétaire général Abbas El Fassi, au moment où il était ministre de l'Emploi, avait échoué de régler la question des 30.000 postes de l'affaire Annajat. La même chose peut être avancée à l'endroit de l'USFP quand Khalid Alioua était à la tête du même département", écrit Omar Iharchane. Ce dernier passe par la suite à une analyse "plus poussée" pour affirmer que les programmes électoraux des partis politiques plongent dans les généralités et se ressemblent tellement que l'électeur ne saurait faire la différence entre tel et tel autre programme. "Ces élections (...) ne méritent pas tous les efforts et les budgets fournis. Elles ne méritent même pas le prix de l'encre qu'elles font couler", conclut Omar Iharchane.

"Nous ne sommes pas dans une logique de réaction aux autres, mais pour défendre et expliquer", réagit Toufiq Héjira, ministre PI qui fait partie de l'équipe qui a veillé à la préparation du programme électoral istiqlalien. Ce dernier estime que le Maroc, avec les prochaines élections, connaît une véritable "révolution culturelle" du fait de partis politiques qui ont avancé des programmes chiffrés et qui se sont engagés à respecter les délais avancés. "L'avantage cette fois est qu'on est partis d'un diagnostic des possibilités, des limites et des faiblesses du pays pour nous lancer dans plusieurs défis et la grandeur du jeu démocratique n'est pas de dénigrer, mais de se présenter sur la place publique pour proposer et débattre", conclut Toufiq Héjira.

Abderrazak Hannouchi, membre du conseil national de l'USFP et membre de l'équipe qui a mis au point le programme électoral des socialistes, est plus incisif. "Ce qui nous intéresse est d'être à l'écoute des attentes des citoyens et de partir du vécu des Marocains. Nous ne partons pas de quelque vision inspirée par on ne sait quelles circonstances", commente-t-il en concluant que "Tout un chacun a le droit d'avoir un avis différent, mais le dernier mot appartient aux Marocains".

Aziz Rebbah, patron de la jeunesse et membre du secrétariat général du PJD, est du même avis appelant à éviter de telles dérives pour décrédibiliser les partis politiques. "Plusieurs milieux essaient de véhiculer ce genre de discours, mais les partis politiques sont assez outillés pour pouvoir faire une évaluation de la situation générale et proposer des solutions", estime M. Rebbah. "Pour moi, la question ne se pose pas à ce niveau, mais il faut voir comment parvenir à concilier les propositions des partis politiques de manière à ce qu'ils soient complémentaires avec les initiatives royales vu que le Roi dispose d'un certain pouvoir exécutif", conclut le jeune responsable PJD.

Par : Mohamed Boudarham
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