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Un parti de plus : Al Oumma












Face au refus des autorités de la ville de Temara de l'autoriser à tenir son congrès le 3 juin, le parti Al Oumma a tenu son congrès constitutif au siège du PSU à Casablanca.

LE parti Al Oumma a tenu son congrès constitutif à Casablanca le 3 juin dernier. Prévu pour avoir lieu à Témara, le congrès s'est tenu finalement au siège du Parti Socialiste Unifié à Casablanca, après le refus des autorités de la ville de Temara de l'autoriser.

Les autorités locales de Temara ont notifié au comité préparatoire du parti Al Oumma que la réunion serait illégale, étant donné qu'elles ne disposent pas de l'avis réglementaire attestant de la conformité des conditions et démarches suivies pour la création du parti avec les dispositions de la loi sur les partis politiques. Les mêmes autorités ont signifié aux camarades de Mohamed Marwani qu'ils ont la possibilité de saisir la justice.

À l'issue du congrès qui a achevé ses travaux tard dans la nuit, un conseil national a été élu ainsi qu'un secrétariat national et un secrétaire général du parti, Mohamed Marwani en l'occurrence. Une commission financière et une autre de l'arbitrage et de la discipline ont été formées conforment à la loi des partis politiques.

C'est depuis le 3 novembre 2006 que le dossier du parti Al Oumma a été déposé au ministère de l'Intérieur par le comité préparatoire. Aucune réponse ne lui a été donnée. Ce qui a été interprété par les fondateurs du parti comme un refus non officialisé. Face à cette situation, un comité de soutien au parti Al Oumma, a été constitué à Rabat le 29 mars dernier. Onze partis politiques y sont représentés dont le parti de l'Istiqlal, Annahj Addimocrati, le PSU, le PJD. Le Syndicat de la presse (SNPM) y figure aux côtés du SNESUP et de six organisations de droits de l'Homme dont l'AMDH, le CMDH et l'OMDH. Le comité de soutien compte aussi des personnalités indépendantes.

Le même jour de la tenue du congrès constitutif du parti Al Oumma, une mise au point du ministère de l'Intérieur a annoncé que le parti Al Oumma : " n'a entrepris aucune démarche pouvant être inscrite dans le cadre de la procédure de création d'un parti politique, sinon il aurait reçu un récépissé, comme stipulé dans l'article 8 de la loi sur les partis politiques ".

Pour le ministère de l'Intérieur, le récépissé ne peut être considéré comme un agrément du parti, mais il ouvre seulement la voie devant la procédure de création, en cas de conformité du parti avec les lois en vigueur en la matière.

Cette mise au point intervient en réaction à une déclaration de Mohamed Marwani à la presse et à la chaîne Al Jarira où il a annoncé que sa formation a " l'intention de tenir son congrès constitutif en dépit de l'absence d'une réponse claire de la part du ministère de l'Intérieur relative au dossier déposé il y a six mois ". Les péripéties de la création du parti Al Oumma rappellent celles d'Annahj Addimocrati et d'Al Badil Al Hadari qui ont vécu les mêmes circonstances avec les autorités.
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Qui est le parti Al Oumma ?
Le parti Al Oumma est issu en majorité du Mouvement pour la Nation constitué en 1998. Les fondateurs de ce mouvement sont eux-mêmes issus en majorité de la Chabiba Islamiya qui était dirigée par Abdelkrim Moutie dans les années soixante-dix.
Après une période intermédiaire dans " l'option islamique ", une association de prédilection et d'éducation, les militants du Mouvement pour la Nation sont restés fidèles à leur référentiel islamique. Ils ont rédigé " Rissalat Al Bassira " qui reste leur texte fondateur. Vers la fin des années quatre-vingt-dix, avec l'avènement de l'IER et la libération des détenus politiques, l'émergence de l'idée de la participation politique chez le Mouvement pour la Nation s'est posée. Ce qui a conduit à la création du parti Al Oumma.
Le parti Al Oumma se présente comme étant une organisation regroupant des cadres supérieurs qui ont une vision moderniste du rôle que peut jouer l'islam dans la société. L'idée d'évoluer dans une société laïque ne les dérange pas. Leurs références sont l'islam, mais pas seulement. Ils y ajoutent l'humanisme, la légalité, la démocratie et la renaissance.
Le reporter
Mohamed El Hamraoui

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