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Loi électorale, découpage des circonscriptions et la date des élections….On patauge.
Pour quand les programmes ?

Quant aux 92 circonscriptions du pays, elles ne devraient pas connaître de modifications notables sauf dans quelques grandes villes comme Casablanca, Rabat, Salé, Marrakech, Fès, Meknès ou encore Tétouan. Principal changement : la capitale économique (Mohammédia non comprise) devrait être divisée en 10 circonscriptions contre 7 en 2002, les communes de Hay Hassani-Aïn Chock , Ben M'sick-Mediouna et Moulay Rachid-Sidi Othmane ayant été chacune divisée en deux. A Fès, les anciennes circonscriptions de Fès Médina (3 sièges), Fès Jdid-Dar Dbibagh (3 sièges) et Zouagha-Moulay Yacoub (4 sièges) ont été remplacées par Fès-Nord (4 sièges), Fès-Sud (4 sièges) et une circonscription comprenant le seul Moulay Yacoub (3 sièges).

Si les partis n'ont globalement formulé aucune objection par rapport à ce découpage, le PJD, lui, a manifesté son désaccord et y voit une manœuvre à son encontre. "Casablanca a été charcutée, il n'y a plus aucune circonscription de cinq sièges, seule Anfa en comprend 4, mais ailleurs, il n'y a que deux ou trois sièges à la fois. Autrement dit, il est impossible de remporter deux sièges par circonscription. Et c'est la même chose à Tanger : elle a été découpée de manière à ce que le PJD obtienne, dans le meilleur des cas, deux sièges au lieu de trois, idem à Fès", proteste Lahcen Daoudi, qui aurait préféré avoir affaire à des circonscriptions plus larges et qui considère que les changements opérés au niveau des circonscriptions de Moulay Yacoub, à Fès, et d'Anjra, à Tanger, reviennent à mêler zones urbaines et zones rurales.

La réaction du parti islamiste n'a rien d'étonnant : si les accusations concernant le mélange zones urbaines/zones rurales reviennent assez souvent en période électorale, il ne faut pas oublier que le parti islamiste est directement concerné par ces changements dans la mesure où son territoire de prédilection se situe justement dans les grandes villes du pays. Par ailleurs, la réduction dans certains endroits du nombre de sièges par circonscription limite l'effet du scrutin de liste, dans la mesure où il devient plus difficile pour les candidats ne figurant pas en tête de liste d'obtenir un siège, réduisant du coup les chances d'un parti de rafler l'ensemble des sièges en jeu.

Rentrée scolaire, Ramadan, récoltes, congés... autant de contraintes
De toutes les manières, l'affaire semble pliée... par manque de temps. Après que le Parlement ait avalisé sa part de textes de loi, l'Intérieur est sous pression, il doit publier à son tour les dernières données concernant les élections, permettant aux partis de se lancer dans leur préparatifs. Toutefois, il reste un hic, et de taille : la date des élections. En effet, si le ministère a jusque-là proposé deux dates, le 6 juillet et le 7 septembre, laissant aux partis le soin de choisir, les concernés sont loin d'être unanimes sur le sujet, chacun faisant son choix selon la nature de son électorat. Ainsi, tandis que l'Istiqlal, à l'heure où nous mettions sous presse, mercredi 7 février, se préparait à réunir son comité exécutif pour se prononcer, ses alliés au sein de la Koutla, l'USFP et le PPS, font déjà état d'une préférence pour le mois de juillet.

En effet, des "élections en septembre coïncideraient avec deux événements importants : le mois de Ramadan et la rentrée scolaire", deux périodes où le citoyen a autre chose en tête que les élections, explique Ismaïl Alaoui, secrétaire général du PPS. Toutefois, si le choix du 6 juillet a aussi accessoirement pour avantage de permettre à l'USFP et au PPS de mobiliser professeurs et étudiants pour leur campagne, la période n'arrangerait pas leurs alliés au gouvernement, notamment le Mouvement Populaire et le RNI, à la forte assise rurale, puisque les élections coïncideraient avec les récoltes, explique-t-on au RNI. Autre problème plutôt gênant : "En juillet, le Parlement sera ouvert, si nous organisons les élections les députés devront-ils être au Parlement ou sur le terrain ?", s'interroge Lahcen Daoudi.

En face, si en cas d'élections en septembre, l'électorat rural serait plus disponible, Ali Belhaj, secrétaire général de l'Alliance des libertés, partisan de la tenue des élections en juillet, souligne aussi les difficultés d'une campagne électorale en plein mois d'août, période des congés par excellence.

D'autres partis, enfin, rejettent tout simplement les deux options. "Les deux dates ne conviennent pas parce que le 1er juillet, c'est le début des vacances, et septembre, c'est juste après. Par la suite, il faudra penser au mois d'avril ou de mai", indique Mohamed Moujahid, secrétaire général du PSU, qui montre tout de même une préférence pour le mois de septembre...

Les partis finiront-ils par se mettre d'accord à temps ? Ou bien le ministère de l'intérieur sera-t-il obligé de les départager ? En attendant, le temps passe.

Source: La Vie Economique



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