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Parti islamiste au Maroc : La machine électorale se met en branle

Ces derniers jours, la " fièvre électorale " gagne les partis politiques marocains. Pas tous, parce que seuls quelques uns commencent à bouger. Et même ceux-là n'ont pas encore finalisé leur programme électoral. Ils ont à peine mis sur pied des commissions pour confectionner ce programme.

C'est le cas des partis de la Koutla et du PJD (Parti de la justice et du Développement). On devrait attendre longtemps, semble-t-il, avant de voir les commissions électorales constituées au sein des partis avancer dans leurs travaux. En revanche, du côté des islamistes du PJD, les premières indiscrétions donnent une idée sur ce que comptent proposer les Pjdistes à leur électorat potentiel. Le parti a même avancé dans le choix de ses candidats.

Ce que prépare le PJD pour les prochaines élections
LE Parti de la justice et du Développement (PJD) est parmi les premières organisations politiques à avoir entamé un sérieux travail préparatoire pour les élections législatives de 2007. Les préparatifs ont commencé depuis que le parti avait pris la décision de se présenter, cette fois-ci, dans l'ensemble des circonscriptions.

Concrètement, c'est lors du dernier conseil national du PJD, tenu du 17 au 19 novembre, que la machine électorale islamiste a démarré. A l'occasion, Abdessamad Sakkal, un des cadres du parti, a informé l'assistance -à huis clos bien sûr- sur l'état d'avancement des préparatifs pour les élections 2007.

Dans ses grandes lignes, le programme du PJD se fera sur la base des priorités déjà fixées par sa direction : la moralisation de la vie publique, l'enseignement, l'économie... Rien de bien spécial, en somme.

" Nous serons prêts bien avant les dates pressenties pour l'organisation des prochaines élections. C'est pour le cas où l'échéance serait fixée un peu plus tôt ", martèle Abdessamad Sakkal pour illustrer la ligne de démarcation de son parti. Il précise que le programme en cours de préparation commence par un diagnostic exhaustif des réalités du Maroc.
Pour ce faire, les pjdistes ont mis sur pied une trentaine de commissions réparties par thèmes. Certaines ont déjà commencé leur travail. D'autres viennent d'être constituées.

Le parti de Saâddine Othmani affirme vouloir élaborer un programme en phase avec les besoins réels pressentis sur le terrain. Il se refuse d'émettre de simples vœux pieux. Mais, n'est-ce pas là le plus pieux des vœux de l'ensemble des partis ?
La véritable longueur d'avance prise par le parti islamiste sur les autres partis concerne le choix des candidats. Les islamistes ont déjà fixé la procédure à suivre pour déterminer les candidats.

Le processus électoral interne du PJD est assez spécial. Il commence par la constitution de " commissions de proposition " au sein de chaque circonscription électorale. Ces commissions seront composées des membres actifs du parti résidant dans la circonscription électorale concernée et des adhérents du parti (inscrits avant janvier 2007), de parlementaires et d'élus locaux du PJD. Condition essentielle : pour participer à ces commissions, les membres doivent s'acquitter de leurs cotisations vis-à-vis du parti.

En plus des candidats choisis par ces commissions, le secrétariat général du parti propose aussi des noms. L'ensemble des noms proposés fera l'objet d'un vote secret pour retenir deux fois le nombre des sièges à pourvoir dans la circonscription concernée. Puis, par vote secret, les membres de la commission de proposition choisissent deux noms à proposer comme tête de liste. Ensuite, c'est au tour da la commission dite des élections de choisir parmi les noms proposés par la " commission de proposition ", une liste qui correspond au nombre des sièges à pourvoir.

La tête de liste est élue part la majorité des membres de la commission des élections. La même opération est effectuée pour l'élection du deuxième de la liste, du troisième... Et ce n'est pas fini. Les candidats choisis doivent obtenir l'approbation du secrétariat national qui s'érige en commission d'approbation. Il se réserve la possibilité, à raison de 20 % de l'ensemble des listes, d'ajouter des têtes de listes ou de changer leur classement. Vive la démocratie interne !

Le parti a également adopté une charte de l'élu pour les élections de 2007. Ainsi, les candidats gagnants du PJD auront plusieurs obligations à respecter. Parmi ces obligations et non des moindres : verser une somme d'argent au parti, se soumettre aux décisions du secrétait national et du groupe parlementaire, faire une déclaration de patrimoine avant le début du mandat et au terme du mandat électoral, respecter l'assiduité aux séances parlementaires et aux réunions des commissions ainsi que de celles du groupe parlementaire...

De même les candidats devront s'engager à réaliser annuellement un rapport " écrit " d'activité de leurs actions en tant que parlementaires. Comme quoi, il n'est pas facile d'être Pjdiste...
Le Reporter, 29/11/2006
Brahim Mokhliss

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