2006 - Maroc2007.net
Presse & Médias
Droits de l' Homme
Femme marocaine
Santé
Rapports & Etudes
Associations
Cultures
Tourisme
Ambassades
Cuisine
Portails
Recherches
Musique du Maroc
ECOUTER
Radio Tanger Médi 1
Radio Tanger RTM
Radio Laayoune
DiwanFM
RTM
2M

Portail des marocains du monde

TELECHARGER

maroc2007.net
Résultats 2007
par circonscription
La version finale du Gouvernement de Abbas: Échec et mat!































Enfin, Abbas a fini par  former un nouveau gouvernement après plus d'un mois de tractations qui s'expliquent,  entre autre, par le déséquilibre entre l'offre et la demande : il semble qu'il y avait plus de 500 candidats pour environ 25 portefeuilles ministériels.
Décidément,  les conséquences des élections législatives du 7 septembre 2007 ne finissent pas de nous étonner !:


Tous sauf Abbas
D'abord la nomination  de Abbas El fassi en tant que Premier ministre a surpris tous les observateurs marocains qui misaient sur  de nombreux candidats potentiels, tous sauf Abbas ! 












La pléthore de portefeuilles : un million d'habitants, un ministre
Ensuite, il était question de former un gouvernement restreint, mais on se trouve avec  34 portefeuilles. "Cela dépasse en nombre ce que j'avais souhaité, mais ce gouvernement reste ramassé par rapport aux précédents", a fait valoir M. Abbas.
Ainsi, proportionnellement à la population, le Maroc compte deux fois plus de ministres que la France. La comparaison s'arrête au niveau quantitatif.


Gouvernement sans appartenance politique
Une autre surprise de ce gouvernement réside dans la part prépondérante des ministres dits " sans appartenance politique " : ils accaparent 10 portefeuilles et se positionnent en première place à coté du parti de Abbas.
Sachant que 33 partis politiques ont participé à ces élections et que  24 d'entre eux  sont représentés  dans le nouveau parlement,  il est curieux de parler de " candidats ou de ministres sans appartenance politique ". Comment un ministre qui fait partie d'un gouvernement peut être apolitique ?
















Les caméléons
Au Maroc, un apolitique pourrait se réveiller et se retrouver avec une couleur politique et vice versa. Il y a aussi ceux qui changent de parti comme ils changent de djellaba ou de kaftan. Un apolitique peut s'allier à un politique pour former un groupe politique mais il reste toujours apolitique!. C'est un symptôme très répandu au sein de la classe politique marocaine.

Ainsi, en l'espace de 24 heures, Amina Benkhadra a porté le kaftan du parti berbériste, le Mouvement populaire, et a opté pour le costume des Indépendants lorsque le MP a été basculé dans l'opposition. Idem pour Aziz Akhenouch qui a changé de couleur à deux reprises : d'abord aux couleurs du MP, puis du RNI pour occuper le poste de ministre de l'Agriculture.


Elu ou pas élu, politique ou apolitique that's the Question
Une autre particularité de ce gouvernement et non des moindres : le nombre important de ministres qui n'ont pas participé aux élections législatives. Sur les 33 ministres que compte ce gouvernement, seuls 6 sont des élus et sur les 7 femmes ministres, seule Yasmina Baddou, ministre de la Santé, est une élue. Dans ces conditions, pourquoi dépenser 500 millions de Dh pour organiser des élections législatives. On peut parfaitement faire des économies en passant par un bureau de recrutement de ministres.


Les marginalisés
Le plus grand perdant dans ce jeu politique est certainement le grand parti historique l'USFP. D'abord une défaite écrasante au niveau national lors des élections du 7 septembre. Son leader El Yazghi a évité la défaite en annulant sa candidature à Rabat. Son fils qu'il a imposé à Tanger a été éliminé, idem pour son bras droit imposé à Tétouan.
L'USFP a complètement disparu de toute la région du Nord et plus de 50% de ses élus n'ont rien à voir avec le parti.!

Mais El Yazghi s'accroche encore, il a réussi a décrocher  le poste qu'occupait Abbas : ministre d'Etat sans portefeuille…il a déjà passé dix ans au gouvernement, cinq ans de retraite au barème de ministre ne se refusent pas…

En dépit de ses 6 postes ministériels, l'USFP est le parti le plus marginalisé dans ce gouvernement. Avec le départ de Fathallah Oualalou,  l'SFP perd le portefeuille des finances qu'il contrôlait depuis une décennie et a été réduit à faire de la figuration...a été réduit à faire de la figuration. L'Union Socialiste des Forces Populaires, le grand parti historique des masses populaires n'existe plus.


Opposition forcée
Le Mouvement populaire qui a réalisé aux élections un score de 41 sièges, bien devant l'USFP (38), ou encore le RNI (39) se retrouve dans l'opposition à coté du PJd arrivé deuxième aux législatives de septembre et premier en termes du nombre de voix.
Le président du  parti d'Ahrdan avait demandé 5 ministères (au lieu de 4 proposés par Abbas),  il a été condamné à 5 ans d'oppostion.


Al Himma, le stratège du Palais
Au parlement, le gouvernement de Abbas est encore plus fragile avec 146 sièges sur 325.  Mais il aura l'appui d'un autre " apolitique ", El Himma (conseiller le plus proche du Roi) qui vient de former un groupe de 35 parlementaires et offrir une majorité confortable à Abbas.
En l'espace de deux mois, Fouad Ali Al Himma a complètement déstabilisé les cartes des partis politiques. le puissant ministre délégué à l'Intérieur et conseiller le plus proche du Roi démissionne de son poste, au mois d'août, pour se lancer dans la politique dans un douar !
Toute la classe politique marocaine se demande que veut El Himma ? ou que veut le Palais ? tous les scénarios ont été analysés : El Himma futur Premier ministre, El Himma Président du parlement … El Himma n'est plus ministre de l'intérieur, n'est plus vice-roi mais il accompagne le Roi. Mystère !

El Himma quitte le poste stratégique de ministre de l'intérieur et la confortable fonction du Conseiller le plus proche du Roi pour se présenter aux élections législatives dans sa région rurale Rhamna. Sa liste rafle les trois sièges que comptent ces douars. C'est une première dans les annales politiques. Mais pour quoi faire ?

Partant d'une liste de trois députés ruraux, El Himma a réussi a former un groupe de 35 parlementaires venant d'horizons divers, qui lui permettent d'éjecter du gouvernement le Mouvement Populaire et d'occuper une position stratégique au parlement.

Échec et mat!
Le Gouvernement hétéroclite de Abbas se trouve donc pris en étau entre les " technocrates ", les  " apolitiques ", les " ministres de souveraineté "  et  au parlement El Himma détient entre ses mains le sort politique de ce gouvernement. Le piège s’est renfermé .

Le taux d'abstention record, 63%, constitue,  à lui seul, un véritable handicap qui fragilise ce nouveau gouvernement et pose un problème de représentativité et donc de légitimité. Le recours aux " technocrates ", aux " apolitiques " et aux " non élus " ne fera qu'accroitre le sentiment général de la population qui pense que les partis politiques ne servent à rien, l'organisation des élections n'est qu'une mascarade et que, de toute manière, le Palais a son propre gouvernement qui décide de tout.

Cette situation aura des effets néfastes sur la crédibilité des acteurs politiques et constitue un recul grave dans le processus de démocratisation des institutions. C'est bien dommage pour tous les démocrates qui ont cru à ces élections pour entrer pleinement dans une véritable nouvelle ère et renforcer la démocratisation de la société marocaine.

Ce gouvernement est une façade et  une farce sans précédente dans les annales politiques marocaines. Les 15 millions de Marocains qui débouté ces élections ont eu raison: à quoi sert de voter puisque le véritable Gouvernement est celui du Palais royal.


Maroc2007.net



Composition du gouvernement de Abbas:
Ministres
1.        M. Abbas El Fassi : Premier ministre.
2.        M. Mohamed El Yazghi : ministre d'Etat.
3.        M. Abdelwahed Radi : ministre de la Justice.
4.        M. Chakib Benmoussa: ministre de l'Intérieur.
5.        M. Taieb Fassi Fihri: ministre des Affaires étrangères et de la coopération.
6.        M. Ahmed Toufiq: ministre des Habous et des affaires islamiques.
7.        M. Mohamed Saad Alami: ministre chargé des relations avec le Parlement.
8.        M. Salaheddine Mezouar: ministre de l'Economie et des finances.
9.        M. Karim Ghellab: ministre de l'Equipement et du transport.
10.        M. Ahmed Taoufiq Hejira: ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement de l'espace.
11.        M. Mohamed Boussaid: ministre du Tourisme et de l'artisanat.
12.        Mme Amina Benkhadra : ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement.
13.        Mme Yasmina Baddou : ministre de la Santé.
14.        Mme Nawal El Moutawakil: ministre de la Jeunesse et des sports.
15.        M. Aziz Akhenouch: ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime.
16.        M. Ahmed Akhchichine: ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, formation des cadres et de la recherche scientifique.
17.        M. Khalid Naciri : ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.
18.        M. Jamal Aghmani: ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle.
19.        M. Ahmed Chami: ministre de l'Industrie, du Commerce et des nouvelles technologies.
20.        M. Abdellatif Maâzouz : ministre du Commerce extérieur.
21.        Mme Nouzha Skalli : ministre du Développement social, de la famille et de la solidarité.
22.        Mme Touriya Jabrane : ministre de la Culture.

Ministres délégués
1.        M. Abderrahmane Sbaï : ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'Administration de la Défense nationale.
2.        M. Nizar Baraka : ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des affaires économiques et générales.
3.        M. Mohamed Abbou : ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la modernisation des secteurs publics.
4.        M. Mohammed Ameur : ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Communauté Marocaine résidant à l'étranger.


Secrétaires d'Etat
1.        M. Abdessadek Rabiî: Secrétaire général du gouvernement.
2.        M. Abdelkébir Zahoud : Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'Environnement,
       chargé de l'eau et de l'environnement.
3.        M. Anis Birou : Secrétaire d'Etat auprès du ministre du tourisme et de l'Artisanat, chargé de l'artisanat.
4.        M. Saad Hassar: Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur.
5.        Mme. Latifa Labida: Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur,
       de la formation des cadres et de la recherche scientifique, chargé de l'enseignement scolaire.
6.        M. Ahmed Lakhrif : Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération.
7.        Mme Latifa Akherbach : Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération.
8.        M. Abdeslam Al Mesbahi: Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement de l'espace, chargé du développement territorial.
le Roi choisit les titulaires des ministères dits "de souveraineté", jugés stratégiques. Il s'agit des Ministères suivants:

Avec les 10 apolitiques, on peut dire que le nombre de ministères de souverainité est passé de 5 à 15  sans oublier que le Palais a même imposé aux partis d'intégrer certains éléments qui n'ont jamais milité dans aucun parti et qui n'ont pas participé aux élections ni de près ni de loin.

Composition du Gouvernement de Abbas:
La famille de Abbas au Gouvernement

Abbas El Fassi est :
Le Premier Ministre
Le Président du parti de l'Istiqlal
Le beau-fils de Allal El Fassi fondateur de l'Istiqlal
L'oncle du ministre des Affaires étrangères
L'oncle de l'époux de la ministre de la Santé
Le beau-père du ministre chargés des Affaires économiques

Europe       Maroc
www.europemaroc.com