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Législatives 2007: Malaise à l'USFP

· Déceptions de nombreux "candidats à la candidature"

· Certains ont claqué la porte

· Ils rejoignent notamment le Parti travailliste et le PSU

LES accréditations font de nombreux mécontents à l'Union socialiste des forces populaires (USFP). Les critères de choix des candidats ne font pas, paraît-il, l'unanimité au sein du parti. Ce qui a valu à la formation, à 6 semaines des législatives, de nombreux départs. L'on parle de "gifle ou encore hémorragie" avec plus d'une vingtaine de partants, et de nombreux insatisfaits.

Du coup, bon nombre de ces derniers ont demandé "l'asile politique" à d'autres formations. Le Parti travailliste de Abdelkrim Benatiq et le PSU de Mohamed Moujahid sont les plus sollicités… Selon un dirigeant du Labor party marocain, une vingtaine de socialistes viennent de rallier le parti. Ils viennent essentiellement des circonscriptions de Casablanca, Tétouan, Taza, Béni Mellal… Toutefois, Benatiq nuance et ne parle que d'une dizaine de "ralliés".

Outre les critères d'accréditation perçus comme des règlements de comptes, les partants-dissidents de dernière heure reprochent à l'USFP de ne pas les avoir impliqués dans l'élaboration d'un programme électoral qu'ils jugent "aux antipodes de l'esprit du parti, libéral et incompatible avec le référentiel socialiste".

Autre reproche fait au parti de la rose, son initiative d'ouverture tous azimuts qui s'est traduite par de nombreux nouveaux entrants qui n'ont "ni la fibre ni le militantisme requis". Et pourtant ils ont bénéficié de la confiance du parti qui les a désignés têtes de liste.
La réunion du Conseil national, samedi dernier à Rabat, était largement consacrée aux accréditations et à l'annonce des listes tant attendues des noms qui défendront le parti le 7 septembre. Il s'agissait de temporiser, calmer les esprits et rassembler les militants avant le grand rendez-vous. Mais ce ne fut pas le cas.

Au contraire, la rencontre a plutôt provoqué l'ire de certains aspirants à la députation. Surpris dans les coulisses de la rencontre, certains candidats à la candidature ont exprimé ouvertement leur mécontentement.

"Difficile en effet de trancher et satisfaire tout le monde", reconnaît un socialiste. Dans l'ensemble, le parti a reçu quelque 600 candidatures sur lesquelles il ne fallait retenir que 96. Jusque-là, la quasi-totalité des circonscriptions sont couvertes.

Le problème des accréditations reste aussi posé au niveau de la liste nationale des femmes. Là aussi, les candidates sont à couteaux tirés. Le nom de Aïcha Belarbi circule déjà depuis quelques semaines. Elle est pressentie en tête de liste. Mais d'autres militantes briguent la même accréditation. Latifa Jbabdi a été éludée, intelligemment. Le retrait d'El Yazghi aurait évité une autre tempête.

Décidément, cette proche de Aïssa El Ouardighi a su faire tourner le vent en sa faveur, dira un Ittihadi. Mais, renchérit-il, il s'agit plus "d'un cadeau empoisonné étant donné que Rabat-Océan, fief d'El Yazghi, est considérée comme une circonscription de la mort". Et pour cause, l'Océan attire les ténors d'autres partis (Ahmed Benjelloun du PADS, Mohamed Sassi du PSU, Abdelhamid Aouad du PI, Mohamed Aujjar du RNI, Réda Benkhaldoune du PJD…).

Par ailleurs, le parti d'El Yazghi n'arrive toujours pas à trancher sur plusieurs circonscriptions. Parmi elles, Guelmim, Agadir Idda Outanane, Tan Tan…

Outre les circonscriptions, certains noms dévoilés ne font pas l'unanimité ni au sein du parti, encore moins dans leur circonscription, dit un proche du parti. Les noms de Mohamed Benabdelkader à Tétouan, Omar El Yazghi (fils du 1er secrétaire) à Tanger Azilah, Laârouji à Agadir… circulent.
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Road show

LA prochaine étape portera sur un road show. Après la finalisation des accréditations, l'USFP compte se livrer à un exercice didactique dans les régions. Il s'agira de "grandes rencontres", dit-on, pour décliner les axes du programme au plus large public. Soulignons que la difficulté aujourd'hui auprès des grandes formations politiques réside dans la capacité de traduire les programmes sur le terrain et les vulgariser auprès de l'électorat, dans l'arrière-pays, les quartiers difficiles, douars et banlieues.
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Têtes de liste

L'USFP a finalement levé le voile sur ses candidats. Encore une fois, les socialistes ont été les premiers à livrer leur copie. La liste est exhaustive. Pratiquement toutes les circonscriptions sont couvertes. Ceci met fin à toutes les rumeurs sur les candidatures communes de la Koutla. L'on a même constaté que des noms influents des 3 formations politiques formant cette entité sont en concurrence dans de nombreuses circonscriptions.
Ainsi, à Rabat par exemple, Driss Lachgar, Latifa Jbabdi se présentent respectivement à Rabat Chellah (3 sièges) et L'Océan (4 sièges). Pour sa part Aïssa El Ouardighi défendra les couleurs du parti à Skhirate-Témara (Nabil Benabdellah du PPS se présente dans la même circonscription).
A Casablanca, ce sont Me Tabih et Karam qui représentent le parti à Hay Mohammedi-Aïn Sebaâ et Hay Hassani. Abdelhadi Khayrate rempile à Settat. Habib El Malki sera présent dans son fief de toujours: Boujaâd. Côté El Jadida-Azemmour, Khalid El Hariry, député sortant, est plébiscité par son parti. Dans la capitale des provinces du Sud, Hassan Derham est tête de liste des socialistes.
Mohamed El Achâari est quant à lui tête de liste à Zerhoun-banlieue de Meknès. Quant à Nezha Chekrouni, elle tentera sa chance à Ismaïlia-Guerrouane. Abdelouahed Radi, actuel président de la Chambre des représentants, sera candidat à Béni Hssen dans la wilaya d'El Gharb-Chrarda-Béni Hssen.

A.R. & J. E. H.

L'Economiste
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