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Hchouma!
le Maroc est classé 130e au classement du développement humain

Hchouma et Hachakoum! Le Maroc est classé 130e  sur 180 pays au classement du développement humain  selon le dernier rapport du PNUD 2009, soit une perte de 4 places par rapport à l'année précédente.

Echec cuisant de la politique économique et sociale du Maroc

Décidemment, au lieu de décoller socialement, le Maroc s'enfonce dans le sous-développement humain.  Si on prend en considération les deux  derniers rapports du PNUD, le Maroc a reculé dans le classement général de 7 places: " Lahla izid Ktar  comme le chante Doukkali"

Pourtant, le Maroc avait lancé en 2005, lors du précédent gouvernement, un programme de développement social baptisé: Initiative Nationale pour le développement humain (INDH) présenté par les autorités  comme un grand chantier destiné à lutter contre la pauvreté et la marginalisation croissante de la population. Le programme 2006-2010 a démarré, avec une enveloppe de 10 milliards de dirhams (dont 20% à financer par la coopération internationale).

En principe avec un tel programme et avec toute l'aide internationale reçue, le Maroc devrait progresser dans le classement général et se positionner au moins parmi les 100 premiers pays. Hélas, on assiste à une régression structurelle très sévère au niveau du développement humain: 123 e en 2006, 126e en 2007  et 130 e en 2009 !


La majorité de la population est noyée dans la pauvreté. En 2008, la Banque Mondiale avait publié à son tour un autre rapport très critique sur la pauvreté au Maroc intitulé: " SE SOUSTRAIRE A LA PAUVRETE AU MAROC ", 

Dans ce rapport, on peut lires :
" Il y a eu une reconnaissance publique plus explicite de la différence entre ce que les décideurs ont cyniquement appelé le Maroc utile - les villes côtières du Royaume - et l'intérieur rural appauvri du Maroc inutile, où les indicateurs sociaux sont plus proches de ceux de l'Afrique subsaharienne que des pays voisins du Moyen-Orient ".

" Les indicateurs de genre en matière d'alphabétisation et de santé, particulièrement en milieu rural, sont parmi les plus faibles de la région ".
Le rapport souligne également des chiffres très inquiétants suivants :

Aujourd'hui, de nouveau, le rapport du PNUD revient  pour tirer la sonnette d'alarme en rappelant au gouvernement familial et féodal de Abbas EL Fassi, que la situation sociale est explosive.
Une minorité, celle de toujours, s'engraisse et progresse allégrement, et la majorité silencieuse s'enfonce comme toujours également. Résultat: nous enfonçons dans le sous-développement humain.

Maigre consolation, le Maroc est mieux classé que  Sao Tomé, Bhoutan , Rép. démoc. populaire Lao,  Îles Salomon  et autres îles de Wak Wak !

Au niveau régional, on n'oserait même pas se comparer avec les performances de nos voisins du Maghreb: Tunisie 98 e, Algérie 104 e.  Les généraux d'Alger et la dictature de Ben Ali font mieux pour leur population que le royaume du Maroc !

Ah oui, Alger dispose des recettes de gaz et de pétrole, soit, mais la Tunisie n'a pas de pétrole, elle n'a que le tourisme, l'huile d'olive et les dattes…certains diront que le nombre d'habitants est faible, soit; maissons les pays voisins du Maghreb…

Alors, comment se fait-il que des pays comme  la Jordanie 96 e, le Gabon 103 e, Philippines 105 e, Bolivie113e,  Guyane 114e, Mongolie 115e, Viet Nam 116 e et la Guinée équatoriale 118 e… font mieux que le Maroc en matière de développement humain?

On est en droit de se demander s'il ne faudrait pas envoyer tous les responsables politiques et décideurs marocains suivre une formation en Mangolie ou au Viet Nam?

La publication de ce type de rapports est une occasion pour les responsables  et décideurs des différents pays d'examiner les dysfonctionnements, d'élaborer et de renforcer les stratégies de développement humain. C'est une sorte de sonnette d'alarme pour attirer l'attention des décideurs sur les dangers d'explosions sociales potentielles, entres autres.

Réaction du gouvernement marocain
Au Maroc, les décideurs adoptent le même comportement que celui d'un élève qui a obtenu une mauvaise note à l'examen. Au lieu de travailler et de changer ses méthodes pour plus d'efficacité et d'efficience, l'élève continue à accuser le professeur…

Ainsi, récemment, le Ministre marocain de l'économie, Salaheddine Mezouar, avait exprimé son mécontentement quant aux divers rapports  établis par le PNUD et la Banque Mondiale. Le Haut commissariat au plan (HCP) avait aussi qualifié " l'approche du PNUD dans l'élaboration de l'Indice du développement humain (IDH) de partielle et statique".

La réplique des responsable des institutions internationales est implacable : " nous utilisons les données communiquées par le Maroc ".  La boucle est bouclée!

En effet les institutions internationales se basent sur les données communiquées par les pouvoirs publics des différents pays pour établir des indicateurs économiques et sociaux (principalement, l'emploi, la santé et l'éducation). Ces données sont croisées avec différentes variables pour produire des indices économiques et sociaux. Sur le plan de la méthodologie, les indicateurs sont fiables. On pourrait prendre d'autres variables pour diversifier les indicateurs, mais cela ne changerait pas la position du Maroc. Les statisticiens, les économistes et les démographes le savent très bien.

On peut agir sur la composition de tel ou tel indice mais l'effet sur le résultat n'est pas déterminant surtout lorsqu'il s'agit d'une série statistique avec une comparaison international.
Autrement dit, si  on manipule les données, on risque se retrouver classer à coté de la Suèd et de  la Suisse.

Dans ces conditions, on ne comprend pas la réaction de certains responsables marocains.
A quoi s'attendent-ils? Que les institutions internationales élaborent ou manipulent les indicateurs spécifiques au Maroc ?

Or la solution est claire: l'amélioration  du classement général du Maroc dépend de l'amélioration de la situation économique et sociale de la population appauvrie. Je rappelle, pour toute fin utile, que la pauvreté n'est pas héréditaire…et la Banque Mondiale ne dit pas que la population est pauvre mais appauvrie !!!

Quand on sait que parmi près plus de 4 millions d'enfants de l'enseignement primaire, à peine 50% accèdent  à l'enseignement secondaire. Et parmi les 50% qui ont eu la chance d'atteindre  le secondaire, à peine 30% arrivent à l'enseignement supérieur!. Au total près de 400 000 enfants se retrouvent chaque année dans la rue!. Une société qui jette ses enfants comme des kleenex n'a aucun avenir. Les enfants du Maroc l'ont bien compris : le pays ne leur offre aucun avenir.

Quand on sait que les centres d'accueil pour mineurs en Europe sont débordés par l'afflux d'enfants marocains mineurs ! C'est unique au Maghreb, dans le Monde arabe, en Afrique et dans le monde d'une manière générale.

Comment est-ce possible, pour un pays si riche comme le Maroc, d'assister en spectateur de voir ses enfants, son avenir, se jeter dans la mer ?

Oui le Maroc est riche, suffisamment riche pour offrir à toute sa population des conditions de vie dignes et similaires à celles des pays de la région.

Le problème réside dans la répartition des richesses du pays. Une répartition arbitraire, déséquilibrée et qui profite encore et toujours à une minorité de la population.

Avons-nous réellement besoin des rapports du PNUD ou de la BM pour se rendre compte du désastre social au Maroc?

Tout visiteur du Maroc est frappé par les inégalités économiques et sociales dès qu'il s'éloigne des palaces et des quartiers des milliardaires. La pauvreté est criante, les inégalités économiques et sociales se creusent, les féodaux s'enrichissent scandaleusement et la corruption est généralisée.

Comment améliorer le classement du Maroc
On ne peut pas dire que rien n'a été fait au niveau du développement économique et social du Maroc depuis l'arrivée du roi Mohamed 6. De nombreux projets et chantiers ont été lancés dans tous les domaines et dans toutes les régions: infrastructure, tourisme, logement, routes, développement rural... des milliards de Dh ont été injectés dans l'économie..mais le social ne décolle pas ! .chercher l'erreur...

On peut même avancer que sans ces différentes initiatives, le classement du Maroc aurait été plus grave.

Mais le résultat global est là: ces initiatives et ces projets ne profitent pas à la majorité de la population. Leurs retombées au niveau de la population sont trop faibles.
Avec des projets sans tête et sans queue, le libéralisme sauvage et agressif règne et seuls les plus forts peuvent en tirer des bénéfices juteux.

En l'absence d'une politique d'accompagnement et de redistribution des richesses, plus on investi dans l'économie plus on augmente la concentration des richesses au sein d'une minorité et donc plus les inégalités sociales s'amplifient. C'est ce que certains économiste appellent la croissance appauvrissante. il y a plus de milliardaires et plus de pauvres…

Avec le gouvernement de Abbas  EL Fassi, la concentration des pouvoirs économiques et politiques a pris une ampleur inquiétante. Du jamais vu depuis l'indépendance du Maroc!

Au Maroc, le pouvoir économique et politique est partagé entre une poignée d'acteurs qui ont réussi par des relations d'alliances et d'allégeances à tisser une toile d'araignée qui étouffent la majorité des Marocains avec la complicité des multinationales françaises entre autres.

Pour se rendre compte de ce monopole du pouvoir politique, il suffit d'examiner la composition du gouvernement marocain,  Pour apprécier l'ampleur du monopole flagrant des richesses, il suffit d'examiner et de dresser un organigramme de qui est à la tête des plus importantes entreprises publiques et privées et d'analyser les opérations des marchés publics et les structures des secteurs économique clés du Maroc.

Le dualisme s'est accentué ces dix dernières années: les riches éduquent leur progénitures dans les écoles privées, se soignent dans les cliniques privées,  et se déplacent dans des Mercedes derniers modèles, habitent des villas somptueuses…. Cette classe ne figue pas au 134 rang du PNUD mais parmi les dix premiers certainement…

Le rapport du PNUD reflète bien la situation du peuple qui se jettent dans la méditerranée quand il n'arrive pas à joindre les combattants d'Alqaida en Afghanistan et en Irak..


Il y a de grands défis qui menacent sérieusement la stabilité du Maroc:







La règle de base de ce système se résume en deux mots: donner et recevoir  et pas ou peu de place aux droits et aux devoirs.

Faire face à ces problèmes ne nécessite pas des emprunts du FMI ou de la BM, le Maroc disposent de tous les moyens pour relever ces défis, il faudrait une et une seule clef: la volonté et la détermination politiques.

Il  est possible d'éradiquer la corruption dans tout le Maroc en un mois ! En chine les corrompus sont pendus! un exemple à suivre. Le pays gagnerait des milliards pour financer un véritable développement social.

Les moyens disponibles sont largement suffisants pour offrir une éducation et une santé de qualité à toute la population à condition lutter sans merci contre tous les détournements.

En l'absence d'institutions démocratiques, d'un Etat de droit, inutile  de chercher l'ascenseur social, il n'existe pas. Le seul ascenseur qui fonctionne au Maroc est celui des relations féodales. 

Dans tous les cas, le classement du PNUD est un nouvel échec non seulement de l'Initiative nationale du développement humain mais aussi de toute la classe politique et économique à la tête du pays.
Qui a bénéficié  et où sont les retombées des milliards injectés dans l'économie au cours des dix dernières années?

Les responsables marocains savent très bien ce qu'ils devraient faire pour améliorer la situation économique et sociale, mais ils continuent à jouer la politique de l'autriche.

On ne le répètera jamais assez: les ressources humaines sont les véritables ressources des nations développées, les seules ressources inépuisables. Le pays qui marginalise ses ressources humaines n'a aucun avenir...

Quand les démocrates marocains  critiquent la situation économique et sociale du Maroc, ils sont traités par la presse de béni oui-oui de semeurs de désespoir. Or les rapports d'organismes internationaux confirment systématiquement ces critiques.

La critique constructive est à la base du progrès des nations et c'est bien cette classe féodale qui produit le désespoir au sein de la société marocaine, asphyxie les forces vives et pousse les enfants, les adultes, hommes et femmes, à fuir le pays. Pourquoi il y a plus de 4,5 millions de Marocains qui vivent hors du Maroc, c'est un phénomène dramatique et unique dans la région et dans tout le continent. La question simple que les béni oui oui devraient se poser est : Pourquoi ?

Si on ne modifie pas radicalement de politique économique et sociale,  si on n'instaure pas des institutions véritablement démocratiques qui fixent clairement et durablement les droits et les devoirs de chacun, alors probablement avec une explosion sociale généralisée, les responsables de cette situation seront obligés d'admettre que le Maroc n'appartient ni aux Fassis, ni au Rbatti, ni à cette poignée de féodaux, mais à tous les Marocains et Il serait probablement trop tard…

Voici les indices du dernier rapport du PNUD pour le Maroc :
"        Classement selon l'IDH: 130 e
"        Indice du développement humain : 0,654
"        Espérance de vie à la naissance (en années) : 71
"        Valeur Taux d'alphabétisation des adultes (en % des 15 ans et plus) :0 55
"        PIB par habitant (en PPA en USD) :4 108
"        Indice du PIB: 0,620
"        Taux brut combiné de scolarisation (en %) : 61
"        Indice du niveau d'instruction : 0,574
"        Indice d'espérance de vie : 0,767
"        Classement selon le PIB par habitant moins classement selon l'IDHb : -12



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