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Les prénoms berbères sont contraire à notre identité



Il était un temps où chaque marocain était libre de donner le prénom de son choix à son enfant. Les berbères et les arabes donnaient des prénoms berbères ou arabes,  et il est courant de trouver dans une même famille un enfant portant un prénom berbère et son frère ayant un prénom arabe. L'attribution de prénoms se faisait tout naturellement sans considération par rapport à l'origine du prénom berbère ou arabe.

Dans la tradition des familles marocaines, berberes ou arabes, le premier enfant portait toujours le prénom de Mohamed ou de Fatima selon qu'il s'agisse d'un garçon ou d'une fille.

Les résidents marocains à l'étranger (RME), suivaient, dans leur immense majorité, cette tradition dans un équilibre et une harmonie loin des considérations politiciennes. Rien de plus normal pour un bérbère que de donner à l'un de ses enfants un prénom berbère qui lui rappelle ses origines, ses racines, sa culture et sa civilisation. Cela ne choque personne et ne soulève guère de problèmes administratifs ou autres.

Jusqu'au jour où un imbécile de ministre de l'intérieur, un certain Driss Basri, qui a, après avoir torturé et liquidé les opposants, pillé et ruiné le pays et jeté la majorité de la population dans la pauvreté absolue et vers l'exile, ce grand vizir, a trouvé une idée géniale, probablement après une partie de golf, pour semer la zizanie entre berbères et les arabes : il a adressé aux consulats marocains une liste de prénoms autorisés par son administration. De nombreux prénoms berbères étaient exclus de la liste.
Aujourd'hui, avec le gouvernement du clan familial de Abbas El Fassi, on assiste à la même provocation.

En effet, le gouvernement marocain, vient de communiquer à toutes ses ambassades et tous ses consulats à l'étranger une liste de prénoms berbères interdits. " Nous interdisons les prénoms berbères parce qu'ils ne sont pas en accord avec l'identité, et parce qu'ils sont une porte ouverte à la prolifération de prénoms dépourvus de sens ",  a déclaré Idris Bajdi, haut fonctionnaire marocain, dans un quotidien néerlandais.

Quelles sont les implications pratiques de cette liste ?
Les services de population dans les administrations communales des pays européens se basent sur la liste de prénoms transmise par le Consulat marocain. Sachant que la majorité des RME en Hollande, en Belgique en Allemagne et en Espagne sont des Rifains, sans oublier les berbères de Souss en France et les berbères de l'Atlas,  l'inscription de leurs enfants portant des prénoms berbères tels que Zaya, Ayour, AAbtam,…etc  serait refusée par les services de population.

Selon le ministre belge de la Justice Stefaan De Clerck, les fonctionnaires de l'Etat civil des communes n'ont pas d'autre choix que de faire suite à l'obligation qui est faite par le Maroc aux parents souhaitant que leurs enfants disposent de la double nationalité de leur donner un des prénoms arabes repris sur une liste fixée à Rabat. Selon lui, le code du Droit International Privé (IPR) est très explicite à ce sujet depuis de nombreuses années.

L'interdiction de prénoms berbères est une mesure grave, discriminatoire, raciste et constituent une violation flagrante des droits élémentaires des berbères. C'est une guerre ouverte contre l'identité et la culture des berbères qui constituent la majorité de la population du Maroc.

Cette mesure montre clairement l'ignorance et l'amateurisme des responsables à Rabat. Il y a une différence entre l'interdiction de prénoms qui sont contraires à la dignité de la personne,  des prénoms ridicules, fantaisistes, tout prénom qui peut porter préjudice à l'enfant et l'interdiction de prénoms berbères ayant une histoire séculaire et un portée identitaire.
Quelle mouche a piqué le gouvernement marocain pour troubler le quotidien des berbères?.

Il est vrai que le Maroc a le premier ministre le plus médiocre de son histoire, un certain Abbas El Fassi. Un premier ministre qui a un sérieux problème avec les noms et les prénoms : lors de la 9ème réunion de haut niveau maroco-espagnole  tenue à Madrid le 16 décembre2008,  Abbas El Fassi  a commencé par appeler José Luis Zapatero :  "José Maria Aznar !!!".  Remarquant les rires de l'assemblée, il a maladroitement tenté de se corriger : "Maria José" -"Je crois que c'est ça "-  un prénom féminin qui n'a pas dissiper l'irritation du premier ministre espagnol Zapatero !

Voilà la qualité de notre premier ministre qui ne connaît même pas le prénom du premier ministre de l'Espagne, le pays le plus proche et qui représente le premier client et deuxième fournisseur commercial du Maroc.

Interdiction de la liste fixée à Rabat

Cette interdiction de prénoms berbères  suscite l'indignation de la communauté marocaine en Hollande et en Belgique et a déclenché une série de réactions au sein de la classe politique. Certains responsables envisagent de demander l'interdiction aux fonctionnaires de l'Etat civil, d'utiliser eux-mêmes cette liste fixée à Rabat.

En Belgique, le député Ben Weyts (N-VA) a demandé une intervention du ministre des Affaires étrangère Karel De Gucht pour mettre fin à cette pratique. Il s'est également tourné vers le ministre de l'Intérieur, mais ses questions ont été réorientées vers le ministre de la Justice, en commission de la Chambre, mercredi.

" D'après lui, le parlement néerlandais souhaite que le gouvernement des Pays-Bas agisse pour inciter les autorités d'autres prénoms. Ben Weyts souhaite que le ministre de l'Intérieur Guido De Padt (Open VLD) interdise, par circulaire aux fonctionnaires de l'Etat civil, d'utiliser eux-mêmes cette liste fixée à Rabat, selon une pratique qui est observée dans certaines communes de Flandre, comme Anvers. Pour lui, les communes qui prennent les devants de la sorte agissent contre les règles anti-discrimination et le processus d'intégration des populations d'origine immigrée. "

"Le ministre de la Justice n'a pas réagi à ce dernier point de l'intervention du député. Il a souligné que sur un plan général, il n'y avait rien de nouveau, depuis plusieurs années, dans la démarche à suivre pour accorder les deux nationalités pour les nouveaux-nés. Selon lui, l'administration belge ne dispose pas elle-même de cette liste marocaine. Celle-ci doit être demandée au consulat ou à l'ambassade du Maroc. "

Le Maroc, plus spécialement le Ministère de l'Intérieur, est rongé par la corruption, le clientélisme, la ségrégation, la discrimination ethnique, tribale et régionale. Au lieu de s'attaquer à ces fléaux qui placent le Maroc en bas de l'échelle de développement humain et en haut de l'échelle de la corruption, le ministère de l'intérieur cherche à exporter cette discrimination au sein de la communauté marocaine à l'étranger.

Les berbères ont toujours été opprimés et marginalisés culturellement, économiquement et politiquement. Aujourd'hui les stratèges de Rabat veulent les imputer de leur identité en leur interdisant de porter des prénoms berbères. A suivre...

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